« le sentiment de notre existence dépend pour une bonne part du regard que les autres portent sur nous : aussi peut-on qualifier de non humaine l’expérience de qui a vécu des jours où l’homme a été un objet aux yeux de l’homme »

Primo Levi, Si c’est un homme, 1947

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Première du film #Invisibles sur la traite des enfants en France de Guido FREDDI

Jeudi 6 octobre 2016 à 19h30 : Première du film #Invisibles sur la traite des enfants en France de Guido FREDDI

La Première du film #Invisibles sur la traite des enfants en France, de Guido FREDDI, aura lieu le jeudi 6 octobre 2016 à partir de 19h30

Pour plus d'informations:

http://contrelatraite.org/spip.php?page=article&id_article=804

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Communiqué de presse

Le Collectif « Ensemble contre la traite des êtres humains »

adresse 5 demandes urgentes au gouvernement français

 

A l’occasion de la 9 ème Journée européenne contre la traite des êtres humains, le 18 octobre, le Collectif « Ensemble contre la traite des êtres humains » qui regroupe en France 25 associations *, rappelle l’importance de ce phénomène criminel dans notre pays et déplore l’insuffisance des moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics pour le combattre.

 

Tout d’abord, très peu des 23 mesures du Plan d’action national contre la traite des êtres humains, adoptées en Conseil des ministres le 14 mai 2014, ne commencent à être mises en application.

 

Ensuite, le Coordinateur national de la lutte contre la traite des êtres humains au sein de la MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains), qui a quitté son poste au mois de juillet dernier n’a toujours pas été remplacé, laissant les associations sans interlocuteur.

 

Enfin, les moyens financiers pour les associations qui accueillent, accompagnent, soutiennent au quotidien les victimes de traite, pourtant préconisés par le Plan sont aujourd’hui dérisoires.

 

Le Collectif rappelle qu’il est nécessaire de lutter contre toutes les formes de traite des êtres humains mais déplorent que toutes les formes de traite ne retiennent pas la même attention des pouvoirs publics. Au-delà de la traite à des fins d’exploitation sexuelle, les victimes de traite à des fins économiques ou d’esclavage domestique, de mendicité ou de délinquance forcée sont rarement identifiées comme telles par les instances désignées compétentes. Actuellement, les mauvaises conditions de vie de migrants constituent aussi un extrême facteur de vulnérabilité et un terrain propice à toutes les formes de traite des êtres humains.

 

C’est pourquoi, le Collectif demande :

  1. que la lutte contre la traite des êtres humains soit rattachée au Premier Ministre pour prendre en compte toutes les formes de traite,
  2. qu’une campagne de sensibilisation nationale soit lancée en 2016 à destination du grandet que la traite soit décrétée Grande Cause Nationale ;
  3. que les policiers, les gendarmes, les magistrats soient formés pour mieux identifier les victimes de traite,
  4. que le plan d’action national contre la traite des êtres humains entre pleinement en vigueur et que les financements soient;
  5. que les moyens nécessaires -concrets et durables- soient donnés aux associations œuvrant pour le respect de la dignité humaine et la lutte contre toute forme d’exploitation des êtres humains.

Associations membres du Collectif « Ensemble contre la traite des êtres humains »

Action Catholique des Femmes, Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme, Amicale du Nid, Armée du Salut, Agir Contre la Prostitution des Enfants, AFJ, Association Jeunes Errants, Association pour la Réadaptation Sociale, Comité Contre l’Esclavage Moderne, Comité Protestant pour la Dignité Humaine, Congrégation Notre Dame du Bon Pasteur, Conseil Français des Associations pour les Droits de l’Enfant, ECPAT France, Fédération de l’Entraide Protestante, Fondation Jean et Jeanne Scelles, Hors la rue, Justice et Paix France, La Cimade, Les Amis du Bus des femmes, Les Champs de Booz, Mouvement du Nid, Organisation Internationale Contre l’Esclavage Moderne, Planète Enfants, SOS Esclaves, Secours Catholique - Caritas France.

 

Coordination du collectif : Geneviève Colas, tél. 06 71 00 69 90 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

www.contrelatraite.org                                                                          

Publication du 1er rapport d'évaluation de la lutte contre la traite et de l'exploitation sexuelle

Début mars 2016, La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) rend public son premier rapport d’évaluation de la lutte contre la traite et de l’exploitation des êtres humains en France. Rapporteur national indépendant, la CNCDH rend compte à la Commission européenne.

a Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) est rapporteur national indépendant sur le thème de la traite et de l’exploitation des êtres humains. Elle vient de rendre public le premier rapport d’évaluation de la lutte contre la traite et de l’exploitation des êtres humains en France.

Au-delà de l’évaluation de la mise en œuvre du Plan national de lutte contre la traite, la CNCDH a souhaité lever le voile sur une réalité méconnue : la traite existe en France, et ce phénomène ne doit pas être réduit à l’exploitation sexuelle. Violation plurielle, majeure, écrasante des droits de l’homme, la traite est un phénomène complexe, aux multiples formes (esclavage moderne, travail forcé, exploitation à des fins sexuelles, mendicité ou délinquance forcée).

En France, des milliers de femmes, d’enfants et d’hommes, français et étrangers, en sont victimes. Identifier et accompagner les victimes, poursuivre les auteurs et démanteler les réseaux sont les objectifs premiers de la lutte contre la traite des êtres humains. La Croix et France Inter étaient partenaires du lancement de ce rapport. En savoir plus

Le rapport peut aussi être commandé auprès de la Documentation française. Cliquez ici

CNCDH rapport traite des etres humains

30 Juillet 2015

Communiqué du du Collectif « Ensemble contre la traite des êtres humains »
Demande aux pouvoirs publics davantage de détermination et de moyens dans la lutte contre la traite des enfants, en France.

La lutte contre toutes les formes de traite des êtres humains – qu’elle concerne les adultes comme les enfants - est essentielle.

Le 30 juillet 2015, a été célébrée la deuxième journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains. A cette occasion, le Collectif « Ensemble contre la traite des êtres humains » a choisi d’alerter sur la situation des enfants victimes de traite des êtres humains en France, en exigeant l’accès de tous les enfants au droit commun.

A travers ses 23 associations membres agissant sur le terrain, le Collectif connait nombre de cas d’enfants victimes de traite à des fins de servitude domestique, d’exploitation sexuelle ou encore de délinquance forcée. Tous ont un point commun : ils relèvent de l’enfance en danger. Or, leur protection, leur accompagnement et leur réparation, en tant que victimes, ne sont actuellement pas assurés par l’arsenal juridique existant.

Ainsi, un mineur victime de traite et contraint à commettre des délits devrait toujours être pris en charge dans le cadre de la protection de l’enfance et non considéré comme un délinquant. Il ne devrait pas être enfermé. Un administrateur ad hoc devrait être systématiquement désigné afin d’introduire un lien durant toute la procédure judiciaire entre la jeune victime et l’institution. En cas de doute sur la minorité, la présomption de minorité devrait également être toujours respectée, au lieu d’essayer de soustraire du droit commun le mineur présumé ou encore de considérer tout enfant de 16 ans comme un danger.

Pour progresser dans la lutte contre la traite des êtres humains sous toutes ses formes, le Collectif « Ensemble contre la traite des êtres humains » demande donc aux pouvoirs publics : de se donner les moyens d’appliquer la loi en dotant la Mission Interministérielle en charge de la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF) de moyens financiers destinés notamment à soutenir de manière pérenne les associations dans leurs missions de repérage, d’accompagnement et d’accueil des victimes ; de renforcer les compétences des services administratifs quant à la prise en compte des victimes pour faciliter leur accès aux dispositifs de droit commun ; d’initier des échanges interdisciplinaires pour mettre en place des formations à ces questions adéquates et efficaces ; de sensibiliser le grand public à la lutte contre la traite des êtres humains ; de considérer la protection des victimes comme un levier essentiel de la lutte contre la traite des êtres humains.
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Le 8 juin 2015, le Collectif « Ensemble contre la traite des êtres humains » a présenté au Comité des droits de l’enfant de l’ONU son « Rapport alternatif au cinquième rapport périodique de la France sur l’application de la Convention Internationale relative aux droits de l’enfant et de ses protocoles additionnel », intitulé plus précisément « La traite des enfants dans le contexte français. Pour un accès de tous les enfants au droit commun ». Nourri des pratiques et observations de terrain diversifiées de ses associations, ce rapport alerte et interpelle les pouvoirs publics sur les difficultés qu’elles rencontrent au quotidien dans le travail de repérage, d’accompagnement et de protection des enfants victimes.
Ce rapport est disponible sur le site www.contrelatraite.org

AFJ est membre du Collectif "Ensemble contre la traite"

 

Nos coordonnées

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Siège social (Adresse administrative) :
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Aider une victime

Vous avez rencontré/identifié une victime de la Traite à des fins d’exploitation sexuelle ou vous pensez qu’une personne est peut-être dans cette situation,
Vous êtes un professionnel du social, de la santé ou du juridique, vous êtes un bénévole ou un particulier,
Vous avez besoin d’un conseil, d’une écoute ou de trouver un moyen pour protéger une victime qui demande de l’aide pour sortir d’un réseau de prostitution.
Contactez nous par mail ou par téléphone entre 10h et 20h

Financer un programme

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News

Contribuez au bien-être des femmes accueillies à l'AFJ

 

En cette fin d'année, l'AFJ fait appel à votre générosité. En effet, l'association sollicite des dons pour aquérir du matériel (matelas, linge de lit, essentiel de toilette et vêtements) afin d'apporter plus de confort à ses résidentes.

Consultez notre page HelloAsso pour plus de détails : https://www.helloasso.com/associations/afj/collectes/contribuez-au-bien-etre-des-femmes-accueillies-a-l-afj 

N'hésitez pas à partager notre appel autour de vous !

L'AFJ recrute un.e Chargé.e de mission juridique et d’identification

Chargé.e de mission juridique et d’identification

  

Présentation AFJ: L’association AFJ accompagne des femmes victimes de la traite des êtres humains, depuis 2000 à Paris. L'association offre un hébergement sécurisant provisoire et un accompagnement pluridisciplinaire global, le temps de retrouver un équilibre personnel et des conditions de vie acceptables.

 

Descriptif du poste: Dans le cadre de son action d’accompagnement des victimes de la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, l’association recherche un/une chargé.e de mission juridique et d’identification. Vous exercerez les missions suivantes, sous l’autorité de la cheffe de service :

 

Missions du poste: 

 

Intervention jurdique :

 

- Entretien d’évaluation à l’arrivée de la personne dans la structure;

- Analyse de la situationde la personne : situation administrative, procédures judiciaires en cours, etc.;

- Proposition d’une stratégie de régularisation le cas échéant et mise en œuvre de la stratégie adoptée;

- Accompagnement des personnes suivies sur les aspects juridiques et judiciaires. Notamment, mais de manière non exhaustive: démarches liées à la plainte, à la demande de titre de séjour, à la demande dasile;

- Information des personnes sur les différentes procédures et sur leurs droits;

-  Participation au développement et à l’animation du réseau partenarial;

- Reporting sur les outils de suivi de l’activité et les outils de suivi individuels;

 

Identification:

 

L’identification correspond au processus d’évaluation de la situation des personnes pour lesquelles nous recevons des demandes de conseil et/ou d’admission

 

- Réception des signalements, évaluation et orientation en fonction des besoins identifiés;

- Entretien individuel de la personne orientée;

- Enregistrement et reporting de chaque demande;

- Présentation des situations en réunion pluridisciplinaire pour décider de la modalité d’accompagnement (conseil, soutien, coordination de stratégie, orientation, admission, etc.)

- Actualisation des outils de suivi et de transmission;

- Participation au développement du réseau de partenaires pour l’orientation des victimes;

-  Suivi des demandes d’hébergement d’Ac.Sé(Dispositif d’éloignement Accueil Sécurisant)

 

Veille juridique, ateliers collectifs, élaboration de supports d’information:

 

- Veille juridique sur l’ensemble des thématiques rencontrées dans l’accompagnement des femmes accompagnées; 

- Formalisation et capitalisation des connaissances de l’AFJ sur la traite des êtres humains (TEH);

- Conception et animation d’ateliers thématiques réguliers à destination des personnes suivies (droit des étrangers, TEH, droit du travail, droit de la santé, etc.);

- Production d’outils d’information sur les droits, à destination des femmes accueillies et/ou des partenaires;

- Participation à des groupes de travail externes à dominante juridique;

- Participation à la rédaction du rapport d’activité;

 

Réunions internes :

 

Participation aux différentes réunions institutionnelles régulières ou ponctuelles (identification, réunion équipe pluridisciplinaire, autres réunions institutionnelles)

 

Conditions de travail:

 

- Convention collective 66

- CDI, 35 heures hebdomadaires

- Horairesde journée + 1 soirée par semaine et 1 samedi par mois

- Congés trimestriels conventionnels

- Non cadre

-  Salaire selon ancienneté, minimum 2200 € brut mensuel

- Tickets restaurant (5€/jour travaillé, pris en charge à 60% par l’employeur)

- Remboursement 50% du Pass Navigo

- Prise en charge mutuelle 50% de la formule de base

  

Profil recherché:

 

- Formation en droit des étrangers, droits de l’Homme ou formation équivalente

- Au moins deux ans d’expériencedans le domaine de laccès au droit des personnes vulnérables ou sur un poste similaire

- Langues: français et anglais. Une autre langue serait un plus (espagnol, arabe, etc.)

- Capacité d’analyse juridique et aisance rédactionnelle

- Aisance relationnelle, sens de l’écoute et empathie

- Capacité d’adaptation et de travail dans un contexte multiculturel

- Capacité à travailler en équipe

- Capacité d’organisation, rigueur et gestion des priorités

- Maitrise des outils informatiques (Word, Excel, Base de données, Canva ou PowerPoint)

 

 

Candidature à envoyer à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Mentions légales

Association AFJ, Siège social : MDCA – AFJ Boite 99 – 20 rue Edouard Pailleron, 75019 Paris Téléphone : 07 60 73 26 26, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Directeur de la publication : Philippe DUMONT

 Le site internet de l’association AFJ est hébergé par : 1&1 Internet SARL : 7 Place de La Gare, 57200 SARREGUEMINESSARL dont le capital est de 100 000 Euros, RCS Sarreguemines B 431 303 775, Téléphone : 09 70 80 89 11